Les parlementaires du Centre agissent pour la sécurité de la Suisse
10 mars 2026 – La situation sécuritaire en Europe et autour de l’Europe se tend. Les guerres, les tensions géopolitiques et les tentatives croissantes d’influence étrangère façonnent l’environnement de sécurité de la Suisse. Parallèlement, la haine extrémiste, les violences et les idéologies radicales progressent également à l’intérieur du pays. Pour Le Centre, une chose est claire : les préoccupations de la population sont légitimes – et elles exigent une action résolue.
Dans le cadre des sessions extraordinaires du Conseil national et du Conseil des États, les parlementaires du Centre demandent donc, par plusieurs motions, des mesures cohérentes et déterminées. Ces interventions poursuivent un objectif clair : la Suisse doit renforcer sa sécurité intérieure, lutter résolument contre l’extrémisme violent et rétablir sa capacité de défense.
Tolérance zéro face à l’extrémisme violent
L’extrémisme violent – quelle que soit son origine idéologique – constitue une menace directe pour notre ordre démocratique. Ceux qui recourent à la violence ou la préparent s’attaquent à notre société ouverte. Le Centre veut donc renforcer de manière ciblée les instruments de la Confédération pour lutter contre la violence extrémiste.
Par une motion, la conseillère aux États Marianne Binder-Keller demande que les personnes violentes et extrémistes puissent être mieux surveillées par les services de renseignement. De son côté, le conseiller national Reto Nause demande également, par son intervention, un contrôle renforcé des personnes violentes et extrémistes afin de détecter et d’empêcher plus tôt les processus de radicalisation et les actes de violence.
En outre, le conseiller aux États Charles Juillard ainsi que le conseiller national Sidney Kamerzin s’engagent pour que, lors de violences survenant lors de manifestations, les organisateurs soient désormais également tenus pour responsables. Si des manifestations dégénèrent en violences et nécessitent d’importants dispositifs policiers, les organisateurs devraient à l’avenir assumer les coûts engendrés.
Quiconque organise une manifestation porte aussi la responsabilité de veiller à ce qu’elle reste pacifique. La violence ne doit pas se faire aux frais de la collectivité.
Repousser résolument les tentatives d’influence étrangère
Outre l’extrémisme, les tentatives d’ingérence étrangère représentent également un défi croissant pour la sécurité et les institutions démocratiques de la Suisse. Les opérations d’influence, la désinformation et les activités dissimulées d’États étrangers se multiplient à travers le monde.
Le Centre souhaite donc renforcer nettement les capacités de la Confédération pour contrer ces menaces. La conseillère aux États Andrea Gmür-Schönenberger ainsi que la conseillère nationale Isabelle Chappuis demandent, par leurs motions, que la Confédération dispose de meilleures compétences pour détecter à temps les tentatives d’influence étrangère, les empêcher et agir résolument contre celles-ci.
L’innovation au service de la sécurité et de la souveraineté
Aujourd’hui, la politique de sécurité signifie aussi concurrence technologique. Les États qui disposent des technologies décisives s’assurent une capacité d’action stratégique. Déjà lors de la session d’hiver, le conseiller aux États Benedikt Würth et la conseillère nationale Isabelle Chappuis ont déposé une motion visant à promouvoir de manière ciblée l’innovation dans les domaines de la sécurité et de la défense. Un programme d’innovation doit être mis en place au sein du domaine de compétences Science et technologie d’armasuisse afin de renforcer la mise en réseau entre la recherche, l’industrie et l’État.
Le Conseil fédéral recommande désormais l’adoption de cette motion – un succès important pour Le Centre et un signal clair en faveur du renforcement de la souveraineté technologique de la Suisse.
De nombreuses technologies clés – d’Internet aux capteurs modernes – sont à l’origine issues du domaine de la sécurité. Si la Suisse investit dans ces domaines, elle renforce à la fois sa sécurité et sa capacité d’innovation
C’est notamment dans des domaines comme l’intelligence artificielle, les systèmes autonomes ou les technologies spatiales que se joue de plus en plus la capacité des États à rester technologiquement souverains.
Le Centre agit pour la sécurité de la Suisse
Pour Le Centre, une chose est claire : la politique ne doit pas attendre que les crises surviennent pour agir. Elle doit anticiper et fixer les bonnes priorités.
Avec leurs motions déposées lors des sessions extraordinaires, les parlementaires du Centre montrent qu’ils assument leurs responsabilités : ils prennent au sérieux les préoccupations de la population – et ils agissent. Car seule une Suisse sûre peut rester une Suisse libre, stable et prospère.